Où sommes-nous en 2011?

Plusieurs politiques actuellement en place nuisent à la compétitivité mondiale de notre industrie touristique.

En effet, ces politiques tombent en trois catégories « M.A.P. » :

  • « M » pour Marketing
  • « A » pour Accès
  • « P » pour Produit

Alors que l'assiette touristique mondiale ne cesse de s'élargir, la part du Canada s'amoindrit. La marque canadienne se classe au premier rang; toutefois, le pays occupe la 15e place en ce qui a trait aux arrivées en provenance de l'étranger.

En effet, entre 2002 et 2008, la plupart des pays ont constaté une hausse des arrivées de touristes internationaux — à l'exception du Canada.

Comment ne pas avoir envie de visiter notre pays? Pourtant, nous avons tout à offrir : des paysages naturels spectaculaires, des villes accueillantes et sécuritaires, des festivals et attraits de renom... Or, dans un monde de plus en plus compétitif, de tels atouts ne suffisent tout simplement plus.

Comme tous les consommateurs de produits et services exportés, les voyageurs internationaux, qui sont de plus en plus nombreux, ont le choix... et ces derniers choisissent plus que jamais d'éviter les taxes canadiennes trop élevées, ou de s'embourber dans une trop lourde bureaucratie pour voyager chez nous.

Notre secteur doit maintenant s'adapter à la « nouvelle normalité », soit un resserrement de la frontière avec les États-Unis et un dollar qui restera à peu près à parité avec le dollar américain pour l'avenir prévisible.

On perçoit les politiques en matière de taxes et d'obtention de visas comme étant les principales barrières à l'entrée. Par exemple, le Canada se classe au 106e rang mondial en ce qui a trait aux coûts liés à l'aviation. De ce fait, notre déficit au compte des voyages est en voie d'atteindre les 13 milliards $ en 2010.

Un déficit au compte des voyages internationaux du Canada en plein essor

Comme c'est le cas pour plusieurs pays développés, le Canada constate un déficit entre les sommes consacrées par ses citoyens voyageant à l'étranger et celles dépensées au pays par les visiteurs étrangers.

Cependant, le déficit canadien, qui ne cesse de prendre de l'ampleur, démontre clairement que le pays perd du terrain par rapport aux autres en termes de compétitivité.

 

Des données en contexte...

Au total, les dépenses effectuées au Canada par les voyageurs étrangers atteignent plus de 14 milliards $.

L'an dernier, les visiteurs étrangers comptaient pour environ 118 millions de nuitées-personne au Canada, ce qui équivaut à l'ajout de presque 325 000 « hyper consommateurs » additionnels dans l'économie canadienne — soit environ l'équivalent de la population de Windsor, en Ontario.

Si nous parvenions à nous classer de nouveau dans le top 10 au niveau des arrivées internationales, le pays pourrait capitaliser sur :

  • 5,7 millions de visiteurs additionnels
  • des dépenses additionnelles de l'ordre de 5,2 milliards $ injectées dans l'économie canadienne
  • 46 900 emplois de plus
  • des revenus annuels additionnels de quelque 720 millions $ dans les coffres du gouvernement fédéral
  • des revenus annuels additionnels de quelque 797 millions $ du côté des gouvernements provinciaux et territoriaux

Afin de compenser pour la baisse de revenus provenant des visiteurs étrangers, les Canadiens devront payer davantage d'impôts.

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